scribbook l'application d'écriture ultime

Scribbook : l’application d’écriture que j’utilise depuis 2016

Article initialement publié en 2016 et mis à jour le 2 novembre 2026.

Écrire un roman dans un traitement de texte devient vite une épreuve de patience (surtout quand on écrit des gros pavés !). Depuis 2016, j’utilise Scribbook, l’application d’écriture pour rédiger mes premiers jets. En novembre, le défi d’écriture du NaNoWriMo (qui consiste à écrire 50 000 mots en 30 jours) remet la question de l’outil sur la table. La version 2.0 de Scribbook déployée le 20 octobre 2026 me donne l’occasion de défendre à nouveau cet outil dont je ne me passe plus depuis dix ans.

Je connais personnellement le créateur de Scribbook, Jonathan Kalfa, et j’ai été abonnée à la version Premium pendant longtemps avant de repasser en format gratuit dans les moments où j’écrivais moins. J’ai eu la possibilité de participer au bêta-test de la version 2.0, en mode Premium pour tester toutes les fonctions… et je suis encore plus conquise ! Pour autant, cet article ne comporte aucun lien affilié et Jonathan ne m’a pas rémunérée pour l’écrire.

Pourquoi écrire un roman dans une application d’écriture comme Scribbook

Les limites d’un traitement de texte pour un manuscrit long

J’ai commencé avec Word, puis LibreOffice, un peu comme tous les écrivains débutants, je crois. Ces logiciels sont très efficaces pour mettre en page et formater n’importe quel livre ou roman. En revanche, ils pèsent lourds et gèrent très mal les manuscrits volumineux (ceux qui ont déjà fait défiler 500 pages à la recherche de la scène 12 pour la replacer entre la scène 5 et la scène 6 savent de quoi je parle !). Tout déplacement de texte nécessite un copier-coller risqué.

J’ai longtemps cherché un outil avec quatre qualités :

  • pouvoir gérer les scènes dans des fichiers indépendants et facilement déplaçables, même si je les écris la plupart du temps dans l’ordre chronologique ;
  • pouvoir écrire de n’importe où, y compris loin de mon ordinateur personnel ;
  • pouvoir exporter mon manuscrit facilement pour travailler la mise en page ;
  • suivre mes statistiques, au-delà du nombre global de mots (savoir par exemple combien de mots j’ai écrits aujourd’hui).

Les applications d’écriture : de Scrivener à Scribbook

En 2016, il n’existait pas grand chose de réellement configuré pour les écrivains, en dehors de Scrivener, souvent considéré comme la rolls de l’écrivain. Grâce à un NaNoWriMo réussi, j’ai pu acheter le logiciel a moitié prix et le tester. Il m’a beaucoup plu, car il répondait vraiment à mes attentes pour ce qui était de structurer mes plans et mes premiers jets.

Mais son gros inconvénient résidait dans l’impossibilité de reprendre son manuscrit sur n’importe quel ordinateur. À l’époque (il y a 9-10 ans donc), si je voulais travailler sur mon roman, je devais donc m’installer devant mon ordinateur fixe dans mon bureau. Or, depuis, je suis devenue un peu plus nomade et j’ai maintenant un ordinateur portable. Mais j’écris aussi parfois depuis celui de mon mari (qui est plus léger quand on pars en vadrouille) ou même depuis un ordinateur public.

Surtout, j’ai la hantise de la sauvegarde. Tous mes textes sont enregistrés en local ET en ligne et la sauvegarde s’effectue automatiquement. Dès que je modifie un fichier sur mon ordinateur, hop, il se met à jour sur le cloud sans que j’aie rien d’autre à faire. C’est super pratique pour travailler de n’importe où.

scribbook l'application d'écriture
On peut écrire de n’importe où avec Scribbook, l’application d’écriture que j’utilise depuis 2016.

Scrivener ne permettait pas ça (je pense que depuis, ça a changé). Par ailleurs, il était trop sophistiqué pour mon usage et je n’avais pas besoin d’une telle usine à gaz. Cela dit, ce sont des critères très personnels et ça reste un très bon logiciel.

Scribbook application d’écriture en ligne

Un jour, au gré d’une discussion dans le groupe de l’atelier d’écriture Draftquest, un auteur en herbe comme moi m’apprend qu’il a la même réticence à propos de Scrivener. Mais comme Jonathan est développeur et qu’il aime autant bidouiller le code qu’écrire, il décide de bâtir SON Scrivener-mais-en-ligne. Ce sera Scribbook, l’application d’écriture accessible depuis n’importe où (sous réserve d’accès internet évidemment). Il part de trois sources : ses propres besoins (puisqu’il est auteur), sa communauté et un ami écrivain plus versé que lui dans la méthodologie d’écriture. Son mantra : simplicité ou rien.

Lorsqu’il lance sa version alpha, je m’empresse de la tester et là, le coup de foudre (pour l’application hein, pas pour Jonathan !). C’était exactement ce qu’il me fallait et depuis, je ne la quitte plus : tous mes romans ont été écrits sur Scribbook.

Je retiens surtout la qualité du support : Jonathan est seul aux commandes, mais il répond à chaque question, même par un « je ne sais pas, mais je cherche la solution ». L’outil est gratuit à la base et ce n’est pas son activité principale (il le développe pour le plaisir).

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Scribbook : les fonctionnalités

Scribbook est d’abord une application d’écriture en ligne qui s’utilise avec un navigateur (Firefox, Safari, Edge…). La version 2.0, lancée le 20 octobre 2026, permet aussi d’installer l’application sur son ordinateur ou son mobile, sans passer par un magasin d’apps. L’avantage ? Il s’ouvre ensuite dans sa propre fenêtre, sans barre d’adresse ni d’onglets, sans dépendre d’un navigateur.

Les fonctions de base : écrire, en ligne ou hors connexion

Concrètement, on peut y écrire chaque scène (ou chapitre, comme on veut) dans un fichier indépendant et on peut ranger les scènes dans autant de sous-dossiers qu’on veut (par chapitre, par partie…). La différence majeure, c’est qu’en un clic je peux compiler l’ensemble de mes scènes, chapitres et parties en un seul fichier (au lieu de faire du copier-coller). Je peux aussi bouger mes scènes comme je veux, même si pour l’instant je suis assez linéaire (j’ai un chapitre par fichier, en fait).

Alors qu’au départ j’adorais Scribbook application d’écriture pour son mode en-ligne, aujourd’hui j’aime beaucoup la fonctionnalité qui permet d’écrire même en étant hors connexion. Dans l’application installée, les projets sont copiés sur l’appareil, avec le texte, les fiches, les versions, les images… Si vous l’utilisez en ligne dans un navigateur, tout est stocké en cache. Dans un train, un lieu sans réseau ou là où la connexion est instable, vous pouvez donc écrire sans risque de perdre votre texte : vos modifications sont enregistrées en local et synchronisées dès que la connexion est disponible.

Au niveau de l’écriture en soi, c’est une interface de saisie toute bête, avec juste ce qu’il faut de mise en forme : normal, italique, gras, quelques titres et c’est tout. Scribbook permet d’exporter ensuite son manuscrit en format .docx pour pouvoir être formaté pour la publication en numérique ou en papier.

Depuis la version 2.0, les notes de bas de page sont intégrées à l’éditeur et sont transformées, à l’exportation, en véritables notes de bas de page dans le document Word. Avant, on devait reprendre toutes les notes une par une !

Mes fonctionnalités préférées : annotations, mode carte et objectifs

Pendant un premier jet, une seule règle compte : garder l’élan et le rythme d’écriture. Quand j’hésite sur une date ou le prénom d’un personnage secondaire, je laisse souvent une « note à moi-même » du style : « retravailler la description », « vérifier la date » ou « chercher des infos sur tel thème ». Avant la V2, je devais laisser ces notes dans le texte (et je surlignai manuellement pour ne pas les rater à la réécriture).

Aujourd’hui, la fonction annotation permet d’intégrer un commentaire dynamique (comme on le ferait dans Word ou dans Google Docs). La partie concernée est automatiquement surlignée d’une couleur selon la nature de la note (à vérifier, à faire, note, idée, question). Mieux, quand on exporte le manuscrit, les annotations sont transformées en commentaires et peuvent donc être traitée ultérieurement. Je peux ainsi me concentrer sur l’écriture sans m’interrompre pour faire des recherches documentaires.

La fonctionnalité annotation de Scribbook l’application d’écriture permet de préparer la réécriture.

Dès les premières versions, Scribook affichait des jauges de statistiques : nombre de mots par jour, par fichier, par projet… C’est très pratique pour des défis comme le NaNoWriMo ou plus simplement pour savoir où on en est pendant sa session d’écriture.

Une fonctionnalité que j’apprécie particulièrement est la répartition des objectifs-cibles. Pour mon roman en cours, j’ai défini un objectif global de 100 000 mots : en un clic, Scribbook répartit automatiquement le nombre de mots nécessaires en fonction du nombre de fichiers présents dans mon projet. Évidemment, tout ça reste indicatif et si j’ai envie de faire une scène plus courte ou plus longue, c’est possible. Mais cet équilibrage motive à écrire et permet aussi d’avoir des longueurs de chapitres relativement homogènes.Enregistrer

La répartition des objectifs par fichier, une fonctionnalité que j’aime beaucoup dans Scribbook.

Scribbook propose d’autres outils de motivation, notamment des canevas pré-enregistrés, par exemple pour le NaNoWriMo (avec un fichier par jour), pour écrire un roman selon la méthode flocon ou pour suivre la méthode du voyage du héros.

Les fonctionnalités que j’utilise moins (mais géniales quand même)

Le mode carte affiche chaque fichier-scène comme un post-it que l’on peut déplacer, renommer ou effacer. J’écris de façon assez linéaire, donc je ne m’en sers pas beaucoup, mais il est très précieux lorsque je veux visualiser la structure de mon roman, déplacer une scène, en ajouter une ou en supprimer une.

mode carte application écriture Scribbook
Le mode Carte dans Scribbook, l’application d’écriture indispensable pour votre manuscrit.

Le mode sans distraction bascule l’application en plein écran et c’est particulièrement pratique quand on a un petit ordinateur ou sur mobile. On peut paramétrer des fonds d’écran neutres ou inspirants et c’est utile pour se concentrer uniquement sur l’écriture.

Personnellement, je n’utilise pas les fiches de personnages, de lieux et de documentation, ni les frises chronologiques que la V2 a ajouté. J’écris des romans avec assez peu de personnages et je prends des notes documentaires dans des carnets (mais j’avoue que je vais tester la frise chronologique !). Pour autant, ces outils sont idéaux pour les auteurs et autrices des littératures de l’imaginaire ou qui aime avoir tout sous la main. Le module de documentation stocke des adresses de sites, des extraits de texte ou des images.

La V2 a aussi amélioré les fiches personnages et de lieux, en ajoutant aussi la recherche transversale, pour pouvoir par exemple retrouver toutes les scènes où tel personnage est présent ou renommer un lieu sur tout le projet en un clic.

Jonathan a imaginé un tas d’outils pour inciter à l’écriture. C’est souvent le gros problème des écrivains débutants : on n’ose pas commencer, on a peur, on flanche. Les objectifs, les récompenses et les concours sont une forme de motivation et c’est donc très utile. Par exemple, le canevas ascensionnel abonde l’objectif en fonction du nombre de mots écrits par jour : plus vous écrivez, plus l’objectif grimpe !

Scribbook : tarifs, limites et verdict

Version gratuite ou premium ?

Scribbook s’utilise gratuitement et sans limite de durée : la version payante n’est pas nécessaire pour écrire un roman de A à Z, l’exporter et le retravailler. Le mode Premium (accessible pour 6,99 € par mois ou 64,99 € par an) ajoute des fonctions supplémentaires, parmi lesquelles :

  • un correcteur d’orthographe, de grammaire et de style ;
  • la sauvegarde automatique vers Google Drive ou Dropbox ;
  • la gestion poussée des différentes versions des projets ;
  • les vitrines auteurs.

La vitrine auteur repose sur une idée de Jonathan : un auteur est un lecteur en puissance et un autre auteur est le public idéal pour découvrir un outil d’écriture ou un autre roman. C’est donc une publicité très ciblée, que les personnes en Premium peuvent paramétrer pour faire connaître leurs livres (ou autres produits liés à l’écriture).

Les limites

J’avoue que j’ai un peu cherché pour trouver des défauts à Scribbook, tant cette application d’écriture est complète. La version 2.0 vient d’être déployée et il subsiste toujours des bugs, mais encore une fois le support est très réactif. Si je chipotais, je dirais qu’il me manque la numérotation automatique des fichiers : lorsqu’on déplace ou qu’on ajoute/supprime un fichier, il faut tout renuméroter manuellement (mais je ne serais pas étonnée que la fonctionnalité fasse son apparition, car Jonathan tient beaucoup compte des retours d’expérience).

Il travaille par exemple en ce moment à la mise en place d’un sas de bêta-lecture qui permettrait à des personnes extérieures de lire et commenter votre manuscrit de manière sécurisée (encore faut-il trouver des bêta-lecteurs !).

Dans Scribbook, vous ne trouverez pas d’outil de reformulation ou d’analyse par l’intelligence artificielle (comme dans Write Control par exemple). Le correcteur se borne à vérifier l’orthographe, la grammaire et le style, mais pas plus et c’est un choix délibéré de son créateur.

Scribbook 2.0 est une application d’écriture qui conviendra à celles et ceux qui aiment écrire de n’importe où sans pour autant dépendre de la connexion. Il y a peu de limites et la version gratuite suffit amplement pour aller au bout d’un projet : je vous invite donc à tester vous même Scribbook. Le premier jet terminé, vous devrez aussi penser à la façon de faire connaître votre livre. Pour vous aider, retrouvez les 5 étapes indispensables dans mon ebook gratuit.

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Commentaires

6 réponses à « Scribbook : l’application d’écriture que j’utilise depuis 2016 »

  1. Merci pour cet article. Je me suis inscrite à la version Alpha.
    Je verrai bien.
    Bonne journée !

  2. Hâte de voir la création de personnages et de lieux et voir leur intégration dans la timeline + le mode offline.

    Scrivener est trop complexe, ywriter un peu obsolète. J’utilise encore FocusWriter mais Scribbook devrait les remplacer tous.

  3. Je ne connaissais pas FocusWriter (les 2 autres oui et je suis du même avis que vous !). J’ai hâte aussi de tester les personnages !

  4. Avatar de Tatord

    Bonjour,
    il est tout à fait possible de synchroniser automatiquement vos projets Scrivener dans le cloud en taguant le répertoire les contenant comme étant à synchroniser par votre logiciel client cloud, dropbox par exemple.
    Cdlt

  5. Absolument ! C’est ce que j’ai fait pendant un temps, d’ailleurs. Mais ça ne marche que si Scrivener est installé sur tous les ordis qu’on utilise (ce qui n’était pas mon cas alors). L’avantage de Scribbook c’est qu’on est sur une interface light, portable, sans installation, bref nomade. Ce qui n’enlève rien à la qualité de Scrivener, bien entendu 🙂

  6. […] J’utilise Scribbook pour écrire mon premier jet, faire mes corrections et mes restructurations (il y a un mode « carte » depuis la version bêta qui est vraiment pratique). Mon manuscrit est donc dans Scribbook jusqu’à la phase ultime de relecture. […]

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