Le 1er avril paraîtra aux éditions Harlequin ma deuxième romance historique à Saint-Malo : Le Corsaire et la Demoiselle. Certaines histoires naissent d’un personnage, d’autres d’une époque. Celle de ce roman est née d’un lieu : Saint-Malo. Une ville de pierre tournée vers la mer, où les navires partaient autrefois pour la pêche et le commerce, mais surtout pour la guerre. La cité est célèbre pour ses corsaires et ses armateurs prospères qui ont ponctué les remparts de leurs hôtels particuliers et les campagnes de leurs malouinières. À Saint-Malo, les fortunes se construisaient aussi vite qu’elles disparaissaient. C’est dans ce décor que ce déroule mon dixième roman, une romance historique publiée le 1er avril 2026 dans la collection Victoria chez Harlequin. Je vous emmène aujourd’hui dans les coulisses de cette histoire : Le Corsaire et la Demoiselle.
Saint-Malo, une ville façonnée par la mer et les corsaires
Au XVIIIe siècle, Saint-Malo est l’un des ports les plus actifs du royaume de France. La ville s’est enrichie grâce au commerce maritime et aux expéditions corsaires.
Il ne faut pas confondre corsaires et pirates : les premiers naviguent avec des lettres de marque, c’est-à-dire une autorisation royale qui leur permet d’attaquer les navires ennemis en période de guerre. Lorsqu’ils font une prise, ils sont soumis à des règles strictes de répartition des marchandises et les prisonniers sont remis à la justice du roi.
Pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763), ces marins jouent un rôle considérable dans la stratégie maritime française. Ce sera aussi le cas durant de nombreuses guerres. Les corsaires sont un peu comme des mercenaires qui mettent leurs moyens au service du roi qui « économise » ainsi la mobilisation de ses propres troupes militaires.
Mais lorsque la guerre se termine, les corsaires doivent retrouver une nouvelle place dans un monde redevenu pacifique. La plupart retournent à leurs occupations premières, à savoir le commerce ou la pêche. Pour Josselin Le Gall, d’origine roturière, son objectif est plus ambitieux : devenir armateur à son tour et faire fortune. C’est dans cet entre-deux historique que j’ai choisi de situer ce roman.

1764 : une époque d’incertitudes
En 1764, la paix vient tout juste d’être signée. Les ports doivent se réorganiser, les marins rentrent au port et les familles tentent de se reconstruire. Comme toute guerre, celle de Sept Ans laisse des traces de crise économique, de morts et de pillages. L’opulence des marchands côtoie la misère des populations plus pauvres et des paysans.
Saint-Malo est aussi une cité d’armateurs et de négociants. Ces riches financiers, nobles ou bourgeois investissent dans des navires qu’ils équipent en espérant faire un profit sur la revente de la cargaison. Margaux de Kermadec, l’héroïne, est la fille d’un armateur malouin qui a joué de malchance : ruiné, il est retrouvé pendu dans sa malouinière de Paramé.
Margaux se retrouve contrainte d’accepter un mariage arrangé par sa mère pour éviter de finir à la rue. Elle lui destine un autre riche armateur, le comte de La Guimorais. Mais Margaux peine à croire au suicide de son père et, lorsqu’elle découvre que son fiancé pourrait être responsable de la ruine de sa famille, elle décide de se battre pour faire éclater la vérité.
Contre toute attente, elle s’allie avec Josselin Le Gall qui nourrit lui aussi sa propre vengeance envers le comte. Mais leur alliance pourrait bien être entravée par leur attirance réciproque…
Quand l’Histoire nourrit la fiction
Écrire une romance historique à Saint-Malo ou ailleurs demande un équilibre délicat. L’histoire d’amour doit rester au cœur du récit, mais elle ne peut pas ignorer le monde dans lequel vivent les personnages. Pour écrire ce roman, j’ai donc travaillé sur plusieurs aspects :
- la vie quotidienne à Saint-Malo à l’époque où la ville se cantonnait à l’intra-muros accessible uniquement à marée basse ;
- la place des familles d’armateurs qui formaient dans cette ville une sorte d’oligarchie qu’on appelait « les messieurs de Saint-Malo » ;
- les alliances matrimoniales dans la noblesse bretonne ;
- la situation des corsaires en temps de paix ;
- les mécanismes du commerce maritime et international…
Ce travail de recherche, comme toujours, c’est une chose qui me passionne. Il sert à rendre les personnages crédibles et à ancrer la romance historique à Saint-Malo et dans son époque. Parce qu‘une jeune fille du XVIIIe siècle ne peut agir ni penser comme une héroïne contemporaine, même si je lui prête volontairement des aspirations de liberté et d’indépendance.
Une romance historique à Saint-Malo entre héritage et liberté
Au fond, Le Corsaire et la Demoiselle raconte deux forces opposées : l’héritage et le choix. Margaux porte le poids de son nom, de sa famille et de son destin social. Josselin, lui, incarne la mer, le mouvement et l’imprévisible. Entre eux, il y a Saint-Malo, une ville qui observe et qui protège tout à la fois.
Cette tension entre liberté intime et contraintes sociales m’intéresse énormément dans la romance historique. Derrière l’histoire d’amour se cache une question plus large : peut-on vraiment choisir sa vie quand tout semble déjà décidé ?
Avec Le Corsaire et la Demoiselle, je vous invite à remonter le temps jusqu’à Saint-Malo en 1764. Une époque de transition, une ville tournée vers la mer et deux personnages prêts à risquer bien plus qu’ils ne l’avaient prévu pour sauver ce en quoi ils croient. Le roman sera disponible le 1er avril dans la collection Victoria chez Harlequin. Si vous aimez les romances historique ancrées dans un lieu réel et nourries par l’Histoire, ce voyage devrait vous plaire ! Inscrivez-vous pour recevoir les Chroniques du Bord et ne rien manquer du lancement de ce livre.
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