Vendre ses premiers exemplaires est toujours la phase la plus délicate pour un auteur débutant. Les proches achètent les premiers livres, l’enthousiasme est là, puis les ventes ralentissent. C’est tout à fait normal… mais encore faut-il atteindre ce premier cap ! Cette étape est essentielle, car elle construit les bases de votre communication et de votre confiance. Comprendre ce qui freine vos premières ventes permet d’avancer plus vite et plus sereinement. Voici les cinq erreurs les plus courantes qui vous empêchent de vendre vos 100 premiers livres et surtout comment les éviter.
Erreur 1 : croire que le livre se vendra “tout seul”
Ça paraît tellement bête, quand on l’écrit, et pourtant vous n’imaginez pas le nombre d’auteurs et d’autrices qui font ça.
Pourquoi ce mythe pénalise les premières ventes
Pour ces personnes, leur travail s’arrête à la publication du livre, soit lorsqu’ils ont envoyé leur manuscrit sur Amazon (ou autre plateforme), soit lorsque la maison d’édition a programmé la sortie. Mais si personne ne sait que votre livre est paru, qui va l’acheter ?
Cette erreur, elle vient souvent de ce mythe très répandu : l’idée que “si le livre est bon, il se vendra naturellement”. Ben non, ça ne suffit pas. Et cette idée crée beaucoup de déception, comme si le « talent » exonérait de toute communication.
Pensez-vous sincèrement que les éditeurs de Stephen King ou d’Harlan Coben ne font aucune publicité lorsque leurs nouveaux romans sortent ? Au contraire, leurs maisons d’édition communiquent un maximum !
Ce qu’il faut faire à la place
Lorsque vous lancez votre livre, il faut absolument en parler simplement, régulièrement et de manière humaine. Toute parution doit s’accompagner d’un plan de communication cohérent et pertinent, avec plusieurs actions.
Par exemple :
- un communiqué de presse ;
- des posts sur vos réseaux sociaux pour annoncer la sortie ;
- des contacts avec des chroniqueurs pour avoir des avis…

Erreur 2 : s’adresser à tout le monde
Cette erreur ne se rencontre pas que chez les auteurs et autrices. Elle est commise par à peu près toutes les personnes qui débutent dans la vente d’un produit. S’adresser à tout le monde, c’est comme s’égosiller au milieu d’une foule : au mieux, vous allez attirer l’attention de quelques personnes autour de vous.
Chercher à plaire à tous empêche de toucher vos véritables lecteurs et lectrices. Une communication trop large dilue l’intérêt : en voulant vous adresser à tout le monde, vous finissez par ne toucher personne.
Pour éviter ça, il y a un préalable à toute communication (et même à toute conception d’un produit) : identifier son public cible. Vous devez savoir de qui est composé votre lectorat naturel afin de trouver les bons mots pour lui parler, communiquer sur les canaux qu’il utilise et vendre dans les endroits qu’il fréquente.
Pour cela, vous devez dresser le portrait de ce qu’on appelle en marketing un persona. C’est une véritable fiche d’identité dans laquelle vous définissez tout un tas de critères pertinents par rapport aux livres que vous vendez. Par exemple son âge, l’endroit où il vit ou encore ses habitudes d’achat.
Erreur 3 : vouloir être présent partout
Parmi les erreurs qu’on fait pour vendre ses livres, il y a la dispersion. Je vous rassure, j’ai fait la même chose en débutant ma communication d’autrice : j’ai ouvert un compte Instagram, un Facebook, un site internet, une newsletter… Je me suis dis « plus je communique à des endroits différents et plus j’ai de chances de toucher des lecteurs et lectrices ».
En théorie, oui. Mais, en réalité, se disperser ne donne pas forcément de bons résultats. Multiplier les réseaux, les formats, les initiatives… est surtout très épuisant et chronophage. Or, on a souvent pas que ça à faire, entre les impératifs professionnels et personnels, sans parler du temps d’écriture. Les auteurs et autrices me disent souvent qu’ils ont déjà peu de temps pour écrire leur livre et ils n’ont pas envie de le sacrifier pour la communication.
C’est pourquoi je conseille, surtout au début, une stratégie minimaliste qui fonctionne : choisir un canal principal et l’investir régulièrement. Soit un réseau social sur lequel vous êtes à l’aise, soit un site/blog, soit une newsletter… À vous de voir ce qui vous correspond le mieux (en tenant compte des canaux fréquentés par votre lecteur ou lectrice cible).
Erreur 4 : ne pas structurer sa présentation du livre
Un pitch flou = des ventes difficiles. Si je vous demande de me dire de quoi parle votre livre en une minute, êtes-vous capable de le faire de façon intelligible ? Les lecteurs et lectrices achètent rarement un livre dont ils ne comprennent pas l’histoire. Et ne pas avoir de pitch est l’une des erreurs fréquentes qui empêche de vendre vos livres.
Travailler son pitch est essentiel pour démarrer votre communication. Poster indéfiniment la 4e de couverture de votre livre sur Instagram ne suffit pas pour déclencher l’envie d’acheter. Vous devez parler de votre livre sous différents angles, avec différents sujets et différentes approches. Et le pitch est cette petite phrases qui explique en deux lignes votre livre.
Erreur 5 : publier sans plan d’action
C’est souvent l’erreur invisible et celle qu’on rencontre le plus chez les auteurs et autrices qui publient leur premier livre. Ne pas avoir de plan de communication et improviser provoque un essoufflement rapide. Vous publiez beaucoup au début… puis plus rien. Et c’est pire que ne pas communiquer du tout.
Mettre en place même un mini-plan de communication avec des actions simples permet de rester constant sans y passer trop de temps. Surtout, ça vous évite de vous demander quoi faire, quel jour et pour quel résultat attendu.
Les cinq erreurs présentées ici sont fréquentes quand on commence à vendre ses livres et parfaitement normales. L’objectif n’est pas d’être parfait, mais de devenir plus conscient de votre chemin. Une communication simple, ciblée et régulière suffit souvent pour enclencher les premières ventes et gagner en confiance. Pour vous aider à éviter ces erreurs (et surtout pour vous montrer quoi faire à la place !), j’ai conçu un guide pratique de communication spécialement pour les auteurs et autrices Le Cap des 100 exemplaires, qui sort le 6 décembre. Vous pouvez déjà le précommander en ebook avec un tarif de lancement jusqu’au 8 décembre. Cet outil est conçu pour vous aider à franchir le premier palier des 100 livres, avec une méthode simple, réaliste et conçue pour les auteurs et autrices qui débutent.
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